Allez, aujourd'hui on parle sérieux, on parle études.
L'après-Erasmus (oui, encore lui) est parsemé d'embûches administratives, tout aussi longues horribles que celle de l'avant, voire plus si tu passes en master.
Je m'explique.
Premio, tu galères à faire tes dossiers de candidature, parce que tu n'es pas en France ni chez toi, et que du coup, rassembler tous tes relevés de notes + photocopies blablabla, ou trouver des timbres français s'avère être un peu plus difficile (et beaucoup plus long) que d'habitude. Si tu décides de te la jouer 21ème siècle et envoyer ta candidature par courriel pour sauver la planète et ne pas payer 1500£ en photocopies/enveloppes/timbres, tu te risques à a. ne jamais savoir si ton dossier a été reçu ou pris en compte, b. angoisser à mort et te retrouver à faire une overdose de Tunnock's teacakes, c. mourir à petit feu devant ta boîte mail que tu vérifies toutes les cinq minutes au lieu d'aller à la plage et de photographier les hot dogs sur pattes.
Deuzio, de retour chez toi, tu restes dans le flou total concernant tes notes et ta prochaine année pendant environ longtemps. Moi ce que je te conseille, c'est de faire du forcing avec tous les moyens mis à ta disposition pour que les gars du bureau de l'UFR (de là-bas) te filent tes notes, même pas définitives, parce que sinon, ton prof référent (d'ici) part en vacances sans faire les équivalences, et ça veut dire que tu te retrouves fin août SANS AVOIR ENCORE VALIDÉ TON ANNÉE. Damn it.
Tercio, (entre temps tu as découvert pas hasard que tu étais pris dans un master -YOUHOUUUU !!!!!- où tu avais postulé par mail mais ils ne t'ont jamais renvoyé de mail, eux), comme tu changes d'académie à la rentrée, tu as le droit au truc super cool et pratique pour ton inscription à la fac, en plus du fait que tu dois attendre la validation de ton année hein (cf deuzio) : la demande de transfert. Une fiche bidon à remplir, faire signer et tamponner par ta fac d'origine, puis par ta fac d'accueil (...hé oh, Erasmus c'était l'année dernière, right ?). Bonus parce que tu le vaux bien, tu as deux semaines pour te dégoter un job et un appart, un camping ou un pont dans ta nouvelle ville, le tout à distance (de chez toi -ou mieux, de Croatie !)
En ce moment, il y a à la fois ce flottement bizarre (les vacances, le retour dans la brousse, le calme d'une maison presque vide seulement perturbé par le son des notifications Facebook - parce que forcément, tu passes ton temps sur Facebook, à te repasser ces photos en boucle) et cette petite pression qui monte (à peine) parce que tu pars dans 18 jours pour la Croatie et... que la rentrée est juste après. (Ah oui, merci les facs de partir en vacances au moment où on a un tout petit peu besoin de vous aussi).
Bon, les gars, je sais, ça fait un mois que je vous ai lachés, je m'étais barrée au Costa Rica pour faire pousser des noix de coco au fin fond de l'Auvergne où j'ai passé trois semaines d'excellence pure au milieu les limaces et les pommes de pin, puis j'ai fait un crochet par la Normandie - pays du clacos au calvados - pour revoir ma semi-coloc et retrouver le meilleur climat au monde (oui rien que ça).
Ca y est, c'est le retour dans le home sweet home, on peut faire la grasse matinée tous les jours, passer trois heures dans la salle de bain (qui en est vraiment une), retrouver des fringues achetées au siècle dernier et embêter ses frangins en demandant où est passée la ficelle à rôti.
Bref, passons au vif du sujet, le retour sur ce blog si tant cher à nos coeurs, qui a été un de mes compagnons de route indispensable pour ne pas oublier les évènements qui ont jalonné cette année de dingue (on peut verser la larmichette).
On pourrait très bien se dire adieu sur ces épanchements terriblement mélancoliques teintés du célèbre blues de l'après-Erasmus. Mais il se trouve que j'ai pas mal de retard sur mes histoires à raconter, et que du coup, même si je vais certainement passer pour cette fille qui s'accroche désespérément au passé, rejetant tout espoir d'évolution dans le futur proche ou lointain en mangeant du Nutella à la petite cuillère, j'ai pris la décision solennelle de continuer ce blog jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais pas maintenant, je vais me coucher.
Les derniers jours de cette année se passent tranquillement, pas grand chose mis à part beaucoup de Firehouse pizzas (enchaînade de goodbye) et le dilemme cornélien : beurre de cacahuète ou mug du mariage princier (ou aucun des deux c'est trop lourd dans la valise) (c'est fou, quand tu es à l'étranger tu deviens soudainement passeur de bouffe ou de souvenirs kitsch - ou les deux).
En prévision un retour digne du parcours du combattant avec une nuit à l'aéroport (le retour), une valise de 20 kg et un sac à dos d'environ le même poids (j'aurais pu prendre le vélo, mais je me suis dit n'y allons pas trop fort non plus). L'occasion de mettre en application la méthode de l'oignon ou la tactique Petit Bateau (c'est plus poétique).
Alors que cette première journée officielle d'été se déroule sous une pluie diluvienne (je n'ai même pas mes wellies pour sauter dans les flaques), le Forum est bizarrement plus animé que d'habitude. On a le droit à des visiteurs, futurs freshers potentiels.
Moi, je traîne. J'ai participé à ma dernière expérience FEELE (gagner des sous en cliquant sur la souris ? J'arrive !) ce matin, et puis si je dois rester à l'intérieur toute la journée à cause de cette splendide météo, autant varier un peu et profiter de ce campus de fou (je ne le redirai jamais assez. D'ailleurs, je pleure sur ma carte étudiante qui est arrivée à sa date d'expiration - ce qui veut dire fini les dvds mon petit T_T).
Je flotte. C'est bizarre de se retrouver sans vraiment rien à faire d'urgent (genre, cinq dossiers de master, des révisions d'exams ou des gnocchis). Ni de plan particulier bien précis pour les quelques jours qu'il me reste.
Ca contraste avec le début (officiel) des vacances le mois dernier, j'avais l'impression de faire trente mille trucs par jour (l'épée de Damoclès - fin d'Erasmus te rappelle tous les trucs que tu avais prévu de faire et que tu n'as pas encore rayé sur ta to do list). Il faisait beau, ce qui allait bien avec BBQ, roulettes, raspberry lemonade, plage pieds nus, coucher de soleil. Le goût des vacances.
Moi, je traîne. J'ai participé à ma dernière expérience FEELE (gagner des sous en cliquant sur la souris ? J'arrive !) ce matin, et puis si je dois rester à l'intérieur toute la journée à cause de cette splendide météo, autant varier un peu et profiter de ce campus de fou (je ne le redirai jamais assez. D'ailleurs, je pleure sur ma carte étudiante qui est arrivée à sa date d'expiration - ce qui veut dire fini les dvds mon petit T_T).
Je flotte. C'est bizarre de se retrouver sans vraiment rien à faire d'urgent (genre, cinq dossiers de master, des révisions d'exams ou des gnocchis). Ni de plan particulier bien précis pour les quelques jours qu'il me reste.
Ca contraste avec le début (officiel) des vacances le mois dernier, j'avais l'impression de faire trente mille trucs par jour (l'épée de Damoclès - fin d'Erasmus te rappelle tous les trucs que tu avais prévu de faire et que tu n'as pas encore rayé sur ta to do list). Il faisait beau, ce qui allait bien avec BBQ, roulettes, raspberry lemonade, plage pieds nus, coucher de soleil. Le goût des vacances.
Je reviens de treize jours de voyage en Irlande et Ecosse complètement awesome / exhausting / GENIAL.
Le plus dur n'est pas la fatigue de nuit à l'aéroport / mountain bike dans les highlands écossais / siestes à torticoli dans le train / marches extraaa longues dans des tas d'endroits différents, ni le fait que j'ai toujours ces dossiers de master à terminer, ni le déballage du sac à dos dans lequel j'ai trimballé ma vie pendant deux semaines.
Après ce gros voyage de groupe, ça fait bizarre de retrouver l'appartement vide de mes semi-colocs : pas de porte ouverte sur le couloir, pas d'odeur de sauce BBQ ou de poubelles qui attendent d'être sorties depuis trop longtemps, pas de bruit de série télé ou de conversation Skype à travers la porte blindée ni de vaisselle dans le lavabo de la cuisine.
C'est vraiment la fin. (petite larmichette)
Bon, allez, ça fait des lustres qu'on a pas vu un vrai article avec des phrases et tout ça par ici.
Normal en même temps, c'était la période la plus stressante de l'année : les exams. Et c'est pas terminé, il m'en reste encore deux (bonheur).
Je dois avouer que les exams Outre-Manche sont un coup à te faire bien flipper, même si d'habitude tu es plutôt cool Raoul pendant les partiels.
D'abord, le nouveau Forum über technologique est bondé à peu près 24/24. Genre, même le samedi soir à 23h tu as du mal à trouver une place. Je suis sûre qu'il y a des gens qui campent sur le campus pendant toute la durée de leurs exams. Cramming.
Ensuite, tu as trop la pression parce que les règles sont super strictes (et comme pour les essays, les anglais ne rigolent pas avec ça). Pas de portable sur toi, ni de manteau sur la chaise, et quand il disent d'arrêter d'écrire, il vaut vraiment arrêter d'écrire illico presto, autrement tu ils t'emmènent dans les bureaux de la Estate Patrol et tu es expulsé du territoire national pour une durée illimitée.
Les exams se passent dans différents endroits un peu partout (ce qui est piégeux, parce que ta promo est divisée en plusieurs endroits, aux deux extrémités du campus bien évidemment). Pour mon premier exam je suis tombée sur le Sport Hall. Comme 499 autres personnes. C'est un petit peu effrayant au début, les invigilators ont des gilets fluo sauf qu'ils sont bleu ciel pas fluo (les gilets, pas les gens) et il y en a un (gens, pas gilet) qui parle au micro pendant le premier quart d'heure pour expliquer les règles de sécurité en cas d'atterrissage forcé.
Il parait que toute l'économie locale est ralentie pendant cette période aussi. A cause des exams, les étudiants ne font plus la fête et les clubs sont obligés de fermer à 23 heures. En même temps, ça doit à peu près compenser avec les recettes des ventes de Redbull, barres chocolatées en tout genre (le plus gros rayon dans tous les supermarchés) et pizzas livraison à domicile la library. (Oui, les exams, c'est aussi la période où tu ne manges pas, tu te sustentes avec les trucs les plus infâmes qui puissent exister dans le monde de la nutrition : manger gras sucré et salé, 0 fruits et légumes pendant trois semaines. Il y a des conseils affichés pour ne pas virer dépressif et/ou obèse même).
Bref en ce moment, vous l'aurez compris, terrible période (c'est la guerre ?).
Manquer de couler en canoë, manger des pizzas ou des fish&chips à la pelle, péter des cordes de guitare, prendre des photos avec une boîte Kellogs, manger du chocolat exotique, se coucher trop tard, rentrer les pieds mouillés, tester du vernis citrouille, surfer le web, rêver de soleil, se rappeler la plage, avoir hâte de la fin des exams mais ne pas vouloir arriver à la fin de cette grosse aventure.
Bon, voilà. Mes copines de karaoké ne sont plus là pour chanter Aïcha (une chanson si poétique qui te reste bien en tête = génial, merci Khaled), j'ai une semaine pour faire tous mes trucs avant que mes soeurs débarquent pour de nouvelles aventures.
Les dossiers de candidature en master : trop cool, courir après tous les relevés de notes, les diplômes que tu n'as pas récupéré, les attestations et autres documents dont tout le monde se fiche, les lettres de motivation et j'en passe. Le tout à distance bien évidemment.
Le dossier social étudiant : super cool, faire des voeux alors que tu ne sais absolument pas dans quelle ville tu seras l'année prochaine puisque tu es sensée faire tes dossiers de master, passer trois plombes à choisir un logement dans une ville alors que rien n'est fait encore, avant la date limite s'il vous plaît.
Le practical que je dois rendre le 7 mai en comptant que je n'y comprends toujours rien à ce truc/il fait beau/de nouvelles aventures m'attendent/d'autres nouvelles aventures m'attendent après/il y a plein de dvd à la library/les nouvelles aventures ça se prépare/il est déjà 16h32 et je ne suis toujours pas sortie de chez moi et je n'ai rien fait de ma journée à part détruire une boîte de thon avec un ouvre-boîte obsolète et deux couteaux en autant de temps qu'il m'aurait fallu pour partir à la nage au Japon et revenir avec un vrai thon pêché au harpon.
Ce qui est plutôt -tellement- cool quand tu es étudiant c'est qu'après une période plus ou moins intense de travail tu es en vacances. Si tu t'es mis ailleurs qu'en prépa médecine ou droit cette période équivaut à la moitié de l'année.
Pour fêter ça j'ai sorti les sandales parce qu'en plus il y a un soleil de malade. Mes wellies sont remisées au placard, les pauvres.
J'ai passé un chouette week-end où j'ai fait une excursion à Totnes, appris à dire merci en russe, revu la Manche, trouvé un glockenspiel, fait des ricochets sur le Dart, croisé une locomotive à vapeur, mangé les meilleurs nachos de ma vie (les premiers, aussi), parlé avec un polonais presque végétarien, rencontré un matheux trilingue, fait de la balançoire, tenté de faire un chili con carne sans tomates, manqué une occasion de faire du pédalo, découvert un nouveau spot panoramique sur le campus (encore), testé le sunday roast sur une terrasse ensoleillée (merci le bronzage unilatéral).
Ma première vraie journée de vacances s'est ensuite déroulée avec un english cream tea à discuter entre autres de greetings (billet en prévision) ou de la reine d'Angleterre (idem) avec some cool people dont un deuxième matheux (il y a des gens vraiment bizarres), du frisbee sur le green de la cathédrale en essayant de ne pas tuer des gens, un dvd (emprunté du gros rayon dvd de la library - so cool) dans le mini salon de la semi-coloc avec du pop corn home-made au caramel. (Vive les vacances).
Cette semaine est la dernière du term 2, c'est donc généralement la plus horrible pour tous les étudiants puisque toutes les deadlines et les exams d'avant les vacances sont concentrés sur cette période. Pour ma part je suis pas trop mal lotie, mais bon, on va dire que je serai quand même contente à la fin de la semaine. Jeudi midi même.
En attendant de pouvoir faire des piques-nique dans l'herbe et manger des glaces à la vanille avec des sunglasses sur le nez, faire du vélo sur les quais ou la sieste au soleil, je dois m'acquitter d'un essay et d'un combo listening exam-seminar-presentation. De quoi me faire bien stresser avant le mois de vacances. Oui, le MOIS de vacances.
Ca fait bientôt environ six mois que mon immersion au pays du cheddar a commencée. Le fait qu'il ne me reste que deux semaines et demie de cours et trois mois et demie en Angleterre me sidère complètement, surtout quand je m'aperçois que ma daily routine n'est pas des plus palpitantes, linguistiquement (dois-je tirer un trait sur la bilinguitude ?) ou généralement parlant (le championnat des 6 Nations, c'est pas ma passion - en plus les Français on essuyé une grosse défaite contre les Rosbeefs dimanche dernier).
Je dramatise un peu, en fait, mais à mon avis le fait d'être en Erasmus te fait mettre la barre plutôt haut en terme de rebondissements de lifestyle (ce n'est pas très français mais vous me comprenez), alors même si tu découvre encore de nouveaux endroits super chouettes et que tu expérimentes six mille fois plus de trucs que dans ton chez toi français, et ben tu as l'impression de rien faire à part manger des parts de gâteau au chocolat et réfléchir sur ton prochain essay en buvant du thé.
Le travail ne m'est toujours pas aussi naturel que je le voudrais et je passe plus de temps dans la cuisine de la semi-coloc qu'à la BU où à mon bureau (il me sert juste pour écrire des notes de blog en fait), à préparer des jackets potatoes où utiliser la surpopulation de blancs d'oeufs qui a envahit notre frigo.
Je n'ai jamais autant regardé de films (prétexte pour remplir mon listening log d'anglais) de ma vie, merci Campus cinéma et le disque dur de Coloc normande. On investit à chaque fois le minuscule salon avec l'ordi, les enceintes et une couverture chacune pour donner vie à cette pièce où les seuls meubles de moins de 50 ans sont une planche à repasser et une imprimante scanner.
J'ai également atteint le stade où je fais mes courses dans différents magasins parce que le lait est moins cher à Iceland mais les pâtes chez Sainsbury, ce qui peut devenir un petit peu effrayant. D'ailleurs je vais vous épargner la liste de courses sur le blog, et puis il faudrait que je dorme aussi, alors je vous laisse faire la fiesta parce que ce week-end je pars à Londres (encore) et Dublin (St Patrick's day - je vous parlerai plus tard des British/Irish et leur don pour fêter tout et n'importe quoi).
Une chose que j'ai apprise ici, c'est savoir sortir de cette fameuse comfort zone. C'est facile de rester un an en Angleterre et ne presque pas parler anglais. Trop facile aussi de retrouver des compatriotes et rester dans cette bulle où tout est tranquille et on gère la fougère. On pourrait même passer son temps à skyper en français ou regarder des films français en mangeant du foie gras français.
Ou alors, sous prétexte qu'il fait froid et gris / que l'humour british est bizarre / qu'on a trois tonnes de boulot (ce qui est totalement vrai) / qu'on est fatigué et qu'on a la flemme (rayer la mention inutile), rester dans la daily routine de sexagénaires blasés de la vie.
Mais ce n'est pas là où se passent les choses les plus intéressantes. Where the magic happens, c'est souvent un peu plus loin, en dehors du périmètre 'i know it', quelque part entre le doute et la curiosité. Le plus dur étant de se jeter à l'eau, même si on sait pas nager c'est un peu flippant.
Pour les prochains guinea pigs de l'aventure Erasmus, voilà quelques tuyaux pour éviter de finir en hibernation sous la couette pendant le creux de la wave (liste non exhaustive):
- Sortir de la bulle française
- Rencontrer de nouveaux gens
- Manger des crêpes (ou des pancakes au sirop d'érable avec de la glace au chocolat et du Nutella devant the Jonathan Ross show, ça passe)
- Perdre des trucs dans l'eau
- Ne pas être frileux
- Tester le maqlooba avec la chili sauce et le chai latte (sans sucre ajouté)
- Tester le maqlooba avec la chili sauce et le chai latte (sans sucre ajouté)
- Se bouger les fesses avant que le soleil se pointe (dans six mois il sera un poil trop tard)
- Ecrire des articles inutiles sur son blog au lieu de faire son homework
- Apprendre à dire bonjour en malais
- Faire du cheese rolling ou se dandiner sur ça
- Faire du cheese rolling ou se dandiner sur ça
La première semaine du term 2 est finie, avec ses découvertes de bâtiments et salles jusqu'alors inconnus (le campus est une vraie jungle - est-ce que je vous ai déjà dit qu'il y avait environ 86 bâtiments sur le campus central ? -, c'est pour ça qu'on te donne une carte du campus à la rentrée. En plus, les 86 bâtiments ont des noms, des vrai, pas genre un numéro ou une lettre, non ça serait bien trop simple et trop triste : du coup, le Hatherly building, et ben tu n'as aucune idée de l'endroit où il se trouve si tu n'as pas la carte. Pareil pour les 85 autres. Haha).
J'ai aussi continué mon circuit gastronomique avec des lasagnes qui baignaient littéralement dans l'huile au Old firehouse et un sheek kebab mint sauce de chez Raj Kebab. (En fait aucun des deux était vraiment succulent).
Le Old firehouse reste cependant LE spot pour les pizzas après 21h (attention, si vous commandez à 21h08, soit 8 minutes après l'heure à partir de laquelle on peut officiellement commander - on a pas encore essayé de soudoyer le serveur mais je suis sûre que certains le font -, n'espérez pas pouvoir rassasier votre appétit avant trois bons quart d'heure, tellement la maison est bondée/les pizzas ont du succès).
Ce sont des giga pizzas qu'on partage facilement à trois-quatre (ou deux si vous êtes vraiment des morfals), ce qui revient à environ 3£ par personne (et rend la pizza encore plus bonne. Ou alors c'est peut-être l'attente de trois quart d'heure).
L'ambiance du restaurant/pub est très chouette, il y a donc toujours du monde, et des évènements quasi tous les jours de la semaine (quizz, concerts de différents genres...). Pour la petite histoire, c'est aussi l'endroit qui a inspiré J.K. Rowling pour le Chaudron Baveux. Sûrement parce qu'il n'y a quasiment pas de lumière (mangez sans voir votre assiette ou venez avec vos lampes frontales) (d'où le toujours pas de photo malgré le nombre de fois où j'y suis allée) et que ça pue le cidre fermenté sur les trois niveaux.
La semaine prochaine (Refresh week) commence avec l'anniversaire de ma semi-colocataire française (nous l'appellerons la normande désormais), goutage du haggis et une crêpes party (miam) avec la Erasmus society.
The Old firehouse
50 New North Rd
Exeter
EX4 4EP
The Old firehouse
50 New North Rd
Exeter
EX4 4EP
Bon, ça y est, le second semestre a bel et bien commencé, je ne dirais pas sur les chapeaux de roues (deux heures de cours en deux jours, on a vu pire), mais tout de même, je vois déjà les textes s'amonceler dans ma reading list (oh tiens, une autre liste) et je sens que ces deux mois et demie vont être rudes niveau boulot.
Heureusement, il y a des trucs plus chouettes, comme une radio-lampe-dynamo dans la cuisine de la semi-coloc, le soleil de ouf (il n'a pas plu depuis que j'ai fait mon come-back en Angleterre, dingue), les soldes ou les lasagnes (il en faut peu pour être heureux).
Le périple londonien était vraiment legendary, je vais sûrement vous en parler pendant un moment, mais pas maintenant, procrastination homework oblige.
Ces vacances de Noël bien accueillies marquent aussi la fin du premier semestre universitaire, ce qui veut dire que c'est triste faire un genre de bilan serait judicieux si je ne veux pas transformer ce blog en tiroir à trucs ni intéressants ni utiles (je crois que c'est déjà fait).
En fait, il y a un milliard de choses dont je n'ai pas parlé ici, à cause de (rayer la mention inutile) manque de temps / pas d'ordi / trop de travail / je croyais que je l'avais déjà fait mais en fait non / trop tard / trop froid / (ma fameuse) procrastination. (pas bien).
J'ai donc loupé l'occasion de vous raconter, entre autres :
Comment je suis devenue pote avec les agents de la Estate patrol
(une police rien que pour l'université qui joue à Angry birds en attendant l'appel d'étudiants désespérés en plein milieu de la nuit) dès les premières semaines grâce à ma clé coincée dans la serrure de l'immeuble et aux trois fausses alarmes incendies trop matinales (tout le bâtiment, pas réveillé, en pyjama, sur le bord de la route alors qu'il fait -50 ºC = génial). D'ailleurs (je suis poursuivie), l'alarme incendie a aussi réussi a sonner en plein Melancholia au cinéma du campus.
Comment je suis devenue pote avec les agents de la Estate patrol
(une police rien que pour l'université qui joue à Angry birds en attendant l'appel d'étudiants désespérés en plein milieu de la nuit) dès les premières semaines grâce à ma clé coincée dans la serrure de l'immeuble et aux trois fausses alarmes incendies trop matinales (tout le bâtiment, pas réveillé, en pyjama, sur le bord de la route alors qu'il fait -50 ºC = génial). D'ailleurs (je suis poursuivie), l'alarme incendie a aussi réussi a sonner en plein Melancholia au cinéma du campus.
La suite de mes péripéties culinaires
auxquelles je pourrais bien consacrer 25 tomes de 1363 pages chacun : le (ou plutôt les) test(s) du fish & chips et la quête du meilleur burger de la ville (et le rallye junk food), mon histoire d'amour avec les produits laitiers made in UK (les yaourts king size, le cheddar et le lait briton tellement bon), ma découverte du butternut, ma conversion à la cup of tea et mon adoption d'un yellow submarine, les expérimentations bizarres (merci le jus de betterave) et exploits de légende (monter des blancs d'oeufs avec une fourchette -we did it) dans la cuisine de la semi-coloc.
auxquelles je pourrais bien consacrer 25 tomes de 1363 pages chacun : le (ou plutôt les) test(s) du fish & chips et la quête du meilleur burger de la ville (et le rallye junk food), mon histoire d'amour avec les produits laitiers made in UK (les yaourts king size, le cheddar et le lait briton tellement bon), ma découverte du butternut, ma conversion à la cup of tea et mon adoption d'un yellow submarine, les expérimentations bizarres (merci le jus de betterave) et exploits de légende (monter des blancs d'oeufs avec une fourchette -we did it) dans la cuisine de la semi-coloc.
Mes aventures en transportation
ou comment on a pris l'habitude de rouler à deux sur un vélo de lilliputien en freinant avec nos semelles (je n'ai toujours pas fait réparer les freins) déjà usées par les milliers de miles qu'on fait à pied, comment j'ai appris à rouler sans les mains (le swag), comment j'ai réalisé que les bus UK aussi sont en mode cercle polaire la nuit et comment (maman) j'ai raté l'avion et donc passé une journée dans le duty free.
ou comment on a pris l'habitude de rouler à deux sur un vélo de lilliputien en freinant avec nos semelles (je n'ai toujours pas fait réparer les freins) déjà usées par les milliers de miles qu'on fait à pied, comment j'ai appris à rouler sans les mains (le swag), comment j'ai réalisé que les bus UK aussi sont en mode cercle polaire la nuit et comment (maman) j'ai raté l'avion et donc passé une journée dans le duty free.
L'université
avec ses accès par carte swipée comme si on était dans la zone 51 et ses spots secrets (pas tellement secrets) trop cools, le système de notation UK en class ou percentage, les timetables à l'envers (ils mettent les jours en lignes et les heures en colonnes -so weird), les 10 heures par semaine et la masse de lecture en dehors, le moment où j'ai compris comment fonctionnent réellement les machines à emprunter les livres à la library (vous savez, comme les caisses automatiques à Auchan) deux mois après avoir emprunté mes premiers bouquins, les essays à rendre avant l'heure fatidique.
de tester les trois-quarts des restos d'Exeter (y compris les baraques à frites/hotdogs et les distributeurs de burgers et de sandwichs toastés) tout faisant du sport et d'explorer la moitié de l'Europe tout en travaillant plus sérieusement bien entendu. Et la mienne de m'appliquer au record de mon expérience Erasmus.
Après une nuit plus ou moins confortable dans un méga bus, un rapide (mais bien riche) passage à Londres et quelques péripéties à l'aéroport (louper un avion, acheter un billet trois fois plus cher, passer ma journée à l'aéroport = fait), j'ai quitté les bocages anglais et me voici enfin de retour en France dans mon château ma maison au milieu de nulle part.
Enfin, ça fait déjà une semaine que je fais la grasse matinée et que je me goinfre de foie gras et de chocolats en regardant les superbes programmes de Noël à la télé.
Je profite aussi du soleil et de la douceur du climat (ici, les ballades en vélo sans combi de ski sont encore possibles).
Et comme je n'ai rien à faire à part un essay sur le tourisme durable, j'ai bidouillé une micro-vidéo avec des morceaux de mes dernières escapades à Bath et London.
Vive les vacances !
Shake ton milk-shake, c'est les VACANCES !!!
Libérée (ou presque) de mes obligations académiques, je suis libre comme l'air ! Ca fait bizarre de penser que je ne vais pas revenir à la semi-coloc ni monter la cardiac hill sous la pluie ou manger des scotch eggs avant un mois, que je vais me retrouver du côté droit de la route, retrouver le bon goût de la baguette, dormir sans double-chaussettes, prendre un bain (non je ne me suis pas lavée depuis trois mois) et danser sur du Boney M.
En prévision donc, un tas de trucs géniaux dont entre autres du gros miam (le plus important) et un petit séjour à Londres !
Bon, c'est pas tout mais j'ai une valise à boucler et trois semaines de vaisselle qui m'attendent moi.
- Que j'ai une tonne de boulot à rendre d'ici là
- Que mes week-ends de trois jours ne m'auront pas servi à bourlinguer
- Que c'est sensé être la moitié de l'année et que la vrai fin va être un milliard de fois pire
Mais ça veut aussi dire :
- Que je vais pouvoir apprécier une température non polaire à l'intérieur
- Que le rallye junk food va continuer avec foie gras et autres mets supergras succulents
- Que ça va être des retrouvailles top cool trop flex
Moi aussi, j'aimerais bien marcher pieds nus dans la forêt et faire du ventriglisse sur un fond de guitare.




















