Bon, voilà. Mes copines de karaoké ne sont plus là pour chanter Aïcha (une chanson si poétique qui te reste bien en tête = génial, merci Khaled), j'ai une semaine pour faire tous mes trucs avant que mes soeurs débarquent pour de nouvelles aventures.
Les dossiers de candidature en master : trop cool, courir après tous les relevés de notes, les diplômes que tu n'as pas récupéré, les attestations et autres documents dont tout le monde se fiche, les lettres de motivation et j'en passe. Le tout à distance bien évidemment.
Le dossier social étudiant : super cool, faire des voeux alors que tu ne sais absolument pas dans quelle ville tu seras l'année prochaine puisque tu es sensée faire tes dossiers de master, passer trois plombes à choisir un logement dans une ville alors que rien n'est fait encore, avant la date limite s'il vous plaît.
Le practical que je dois rendre le 7 mai en comptant que je n'y comprends toujours rien à ce truc/il fait beau/de nouvelles aventures m'attendent/d'autres nouvelles aventures m'attendent après/il y a plein de dvd à la library/les nouvelles aventures ça se prépare/il est déjà 16h32 et je ne suis toujours pas sortie de chez moi et je n'ai rien fait de ma journée à part détruire une boîte de thon avec un ouvre-boîte obsolète et deux couteaux en autant de temps qu'il m'aurait fallu pour partir à la nage au Japon et revenir avec un vrai thon pêché au harpon.
Hello there,
Les vacances ne sont pas synonymes de farniente pour les Erasmus qui se doivent de profiter un max de ce temps libre (c'est dur la vie). Je reviens donc d'une petite journée dans le Dartmoor, le parc national de la région, où j'ai pu respirer le grand air et parcourir les bocages.
Parties un peu en touristes du samedi, on a bien fait d'acheter une carte pour ne pas trop se perdre. (Note pour la prochaine fois : map, lunch, camera). Côté météo il ne faisait pas super beau, mais on était contentes de pas avoir eu à dégaigner le k-way (je suis quand même rentrée les pieds trempés et carrément HS).
Après une heure de bus sur route pas très large (en gros, on s'arrêtait toutes les deux minutes pour ne pas percuter les voitures d'en face), on a pu profiter d'un paysage à la Jane Eyre (avec les bonnes odeurs qui vont avec). Rencontres du jour : chevaux, vaches, Shaun le mouton et ses copains.
Au fait, c'est le cinquantième article depuis le début du blog si j'ai bien compté : youhou !
Ce qui est plutôt -tellement- cool quand tu es étudiant c'est qu'après une période plus ou moins intense de travail tu es en vacances. Si tu t'es mis ailleurs qu'en prépa médecine ou droit cette période équivaut à la moitié de l'année.
Pour fêter ça j'ai sorti les sandales parce qu'en plus il y a un soleil de malade. Mes wellies sont remisées au placard, les pauvres.
J'ai passé un chouette week-end où j'ai fait une excursion à Totnes, appris à dire merci en russe, revu la Manche, trouvé un glockenspiel, fait des ricochets sur le Dart, croisé une locomotive à vapeur, mangé les meilleurs nachos de ma vie (les premiers, aussi), parlé avec un polonais presque végétarien, rencontré un matheux trilingue, fait de la balançoire, tenté de faire un chili con carne sans tomates, manqué une occasion de faire du pédalo, découvert un nouveau spot panoramique sur le campus (encore), testé le sunday roast sur une terrasse ensoleillée (merci le bronzage unilatéral).
Ma première vraie journée de vacances s'est ensuite déroulée avec un english cream tea à discuter entre autres de greetings (billet en prévision) ou de la reine d'Angleterre (idem) avec some cool people dont un deuxième matheux (il y a des gens vraiment bizarres), du frisbee sur le green de la cathédrale en essayant de ne pas tuer des gens, un dvd (emprunté du gros rayon dvd de la library - so cool) dans le mini salon de la semi-coloc avec du pop corn home-made au caramel. (Vive les vacances).
On est arrivées à Dublin après une nuit dans le bus pour Londres, une matinée à marcher sous la pluie, du train bondé pour l'aéroport, un petit tour dans le duty free et un vol chez Ryanair et leurs avions fluos qui font mal aux yeux. Et un bus de grande classe pour arriver à Bristol Temple Bar.
Plein de français, d'espagnols, d'allemands : où sont les vrais irlandais ? On a pu en rencontrer en s'éloignant du centre plutôt super touristique, surtout ce week-end (tu m'étonnes). Mais toujours pas de (vraie) musique.
Le meilleur de notre mini-voyage était le lendemain. Il faisait méga beau, on a pu arpenter les lieux avec les conseils de notre hôte dont on aurait du retenir l'adresse exacte et la carte de la ville. On a vu le Dublin beau et le Dublin moche, le Dublin sud et le Dublin nord, le jour et la nuit, le bondé et le désert.
Et puis curieusement, on a rencontré la vraie musique au détour d'une rue, par hasard à chaque fois. Avec des canaris, des lunettes de soleil en pleine nuit ou la foule qui dansait.
Cette semaine est la dernière du term 2, c'est donc généralement la plus horrible pour tous les étudiants puisque toutes les deadlines et les exams d'avant les vacances sont concentrés sur cette période. Pour ma part je suis pas trop mal lotie, mais bon, on va dire que je serai quand même contente à la fin de la semaine. Jeudi midi même.
En attendant de pouvoir faire des piques-nique dans l'herbe et manger des glaces à la vanille avec des sunglasses sur le nez, faire du vélo sur les quais ou la sieste au soleil, je dois m'acquitter d'un essay et d'un combo listening exam-seminar-presentation. De quoi me faire bien stresser avant le mois de vacances. Oui, le MOIS de vacances.
Je ne pouvais pas continuer cette journée sans dédier un billet au PRINTEMPS que j'attendais depuis trois mois avec une photo macro kitschissimement fleurie. Il fait méga beau et les oiseaux chantent depuis quatre heures du matin, ça donne envie de manger des oranges et de se trémousser sur les 17 secondes de R.E.M. qui passent sur la radio de la cuisine dont la batterie dynamo fait un bruit bizarre à cause d'une chute accidentelle.
En y pensant, c'est vrai quoi, le printemps, c'est cool. C'est le moment parfait pour manger de la glace à la vanille sans trouver ça bizarre, faire sécher ses chaussures plus vite, apprendre le lithuanien ou le russe, aller voir un orchestre symphonique, courir sur les quais avant de manger un gros gâteau au soleil (pas le gâteau, hein -quoi que ça serait rigolo des parts de gâteau au soleil, haha...bon ok j'arrête), reporter le ménage de printemps et le travail à plus tard, apprendre que les travaux du Forum sur le campus sont terminés, récupérer un tas de trucs (sommeil principalement), penser à s'acheter un sac vert fluo ou sortir sans combo bonnet-moufles-écharpe ni parapluie au cas où. Yayyyy
Ca fait bientôt environ six mois que mon immersion au pays du cheddar a commencée. Le fait qu'il ne me reste que deux semaines et demie de cours et trois mois et demie en Angleterre me sidère complètement, surtout quand je m'aperçois que ma daily routine n'est pas des plus palpitantes, linguistiquement (dois-je tirer un trait sur la bilinguitude ?) ou généralement parlant (le championnat des 6 Nations, c'est pas ma passion - en plus les Français on essuyé une grosse défaite contre les Rosbeefs dimanche dernier).
Je dramatise un peu, en fait, mais à mon avis le fait d'être en Erasmus te fait mettre la barre plutôt haut en terme de rebondissements de lifestyle (ce n'est pas très français mais vous me comprenez), alors même si tu découvre encore de nouveaux endroits super chouettes et que tu expérimentes six mille fois plus de trucs que dans ton chez toi français, et ben tu as l'impression de rien faire à part manger des parts de gâteau au chocolat et réfléchir sur ton prochain essay en buvant du thé.
Le travail ne m'est toujours pas aussi naturel que je le voudrais et je passe plus de temps dans la cuisine de la semi-coloc qu'à la BU où à mon bureau (il me sert juste pour écrire des notes de blog en fait), à préparer des jackets potatoes où utiliser la surpopulation de blancs d'oeufs qui a envahit notre frigo.
Je n'ai jamais autant regardé de films (prétexte pour remplir mon listening log d'anglais) de ma vie, merci Campus cinéma et le disque dur de Coloc normande. On investit à chaque fois le minuscule salon avec l'ordi, les enceintes et une couverture chacune pour donner vie à cette pièce où les seuls meubles de moins de 50 ans sont une planche à repasser et une imprimante scanner.
J'ai également atteint le stade où je fais mes courses dans différents magasins parce que le lait est moins cher à Iceland mais les pâtes chez Sainsbury, ce qui peut devenir un petit peu effrayant. D'ailleurs je vais vous épargner la liste de courses sur le blog, et puis il faudrait que je dorme aussi, alors je vous laisse faire la fiesta parce que ce week-end je pars à Londres (encore) et Dublin (St Patrick's day - je vous parlerai plus tard des British/Irish et leur don pour fêter tout et n'importe quoi).
Le jour où on est allées à Bristol, on est parties de bon bon matin (8h30 = aux aurores, pour trois Erasmus au métabolisme affaibli par la rudesse de l'hiver sibérien devonien). Après une petite frayeur de récupérage de tickets et une course effrénée à travers la gare, en essayant de pas se perdre dans une minuscule gare, on a finalement sauté dans le train en chemin déboulé dans le wagon toutes essoufflées.
On a débarqué à Bristol fraîches comme des roses (ou pas), marché un petit quart d'heure avant de se retrouver face à une boule à facettes géante.
On en a profité pour faire un tas de photos plus ou moins inutiles mais rigolotes.
Puis on s'est dit qu'on allait peut-être faire autre chose aussi. Comme manger (ben voyons). Donc, après un petit déj anglais bien gras copieux, on s'est finalement dirigées vers le centre-ville pour se prendre une grosse part de gâteau averse après avoir rencontré un gorille bleu.
It was raining cats and dogs. Avec un crew de trois flemmardes sans wellies et un parapluie chétif très en fin de vie, je vous laisse deviner la suite de la journée (petit indice : ça se mange -oui vous commencez à sentir le burger).
On est allées sur les quais où c'était le petit marché, puis dans un café pour boire un thé et une limonade, puis au Watershed pour voir un film dans une salle bondée de gens qui étaient tous au moins dix ans plus vieux que nous, puis dans un superbe endroit dont je ne me souviens plus le nom pour manger (ben voyons) un (énième) burger dans le noir, avant de rentrer chez nous exténuées de cette palpitante journée les pieds trempés, en se disant qu'il fallait absolument qu'on revienne dans cette ville géniale dont on a vu que la partie comestible.
C'était notre excursion mamies à Bristol.
C'était notre excursion mamies à Bristol.

