Ca y est, je dirais que c'est la fin de l'été.
Après des vacances rollercoaster, un dernier mois à 400 à l'heure, je pose enfin mon backpack. Chez moi. A Marseille (youhou).
Il y aurait un milliard de trucs à raconter de ces dernières semaines, sur les endroits où je suis allée (le pays basque, la Catalogne, le fin fond de l'est de l'Allemagne, la République tchèque), les gens que j'ai rencontré (trop) ou revus (cool), les péripéties et rebondissements du genre flippant (vraiment), mais on l'avait déjà dit c'est ça l'aventure.
Prévoir une fin de mois d'août à cheval sur trois (quatre ?) pays n'est pas la chose la plus simple, ni la plus cool du monde, mais je vous en reparlerai à la rentrée.
Le retour dans le coin le plus plat de la terre a été quand même bien rempli, avec du push, de la rame, du churros (j'ai saisi la différence entre churros et chichi !) et du pique-nique de gros, de la revoyure, trop de plage, pas assez de lecture ni de chamallows grillés, beaucoup de carnets, un peu de vélo, pas mal de soleil. Et ce sentiment que tu commences quand même à te faire vieille, qui arrive quand tu revois ces drôles tous grandis, qu'on commence à t'appeler tata ou que tu as prévu d'aller à un mariage au pays de la currywürst.
Aujourd'hui, ma principale mission aura été de conduire jusqu'au bled (quasi-désert) pour accompagner le frérot chez le coiffeur et développer le dernier jetable. Les vacances #cool, en somme, limite au ralenti en fait. Le temps s'arrête, et au lieu de crapahuter dans la forêt ou de tenter des pèlerinages en tongs vers la mer avant de manger tunisien dans la rue avec tes doigts et des sinophones sympas, tu te perds sur le rebord de la fenêtre, ou tu restes devant l'écran en écoutant de la soul parce que c'est la seule chose qui bouge par ici.
Ce moment-là, où tu es tiraillée entre la grosse fiesta (fini fini les règles, plus d'horaires, de micro chambre, de fer à lisser, d'odeur de dissolvant, blablabla : la liberté, youpi) ET la grosse déprime (qu'est-ce que je fais avec moi-même ? c'est atroce il fait trop chaud, où est ma guitare ?? si je mange pareil en restant allongée toute la journée au lieu de gambader dans les prés ça peut devenir fatal, ils sont où les gens ??? où est-ce que je les balance mes confettis ??) : ça serait cool que cette habituelle déprime estivale se termine vite.
Ohé, demain je quitte le sud (et accessoirement la civilisation un peu) pour aller cramer autrement qu'à la plage ou sur une falaise. Décidément, il y aura toujours trop de trucs à faire.




