Prévoir une fin de mois d'août à cheval sur trois (quatre ?) pays n'est pas la chose la plus simple, ni la plus cool du monde, mais je vous en reparlerai à la rentrée.
Le retour dans le coin le plus plat de la terre a été quand même bien rempli, avec du push, de la rame, du churros (j'ai saisi la différence entre churros et chichi !) et du pique-nique de gros, de la revoyure, trop de plage, pas assez de lecture ni de chamallows grillés, beaucoup de carnets, un peu de vélo, pas mal de soleil. Et ce sentiment que tu commences quand même à te faire vieille, qui arrive quand tu revois ces drôles tous grandis, qu'on commence à t'appeler tata ou que tu as prévu d'aller à un mariage au pays de la currywürst.
Aujourd'hui, ma principale mission aura été de conduire jusqu'au bled (quasi-désert) pour accompagner le frérot chez le coiffeur et développer le dernier jetable. Les vacances #cool, en somme, limite au ralenti en fait. Le temps s'arrête, et au lieu de crapahuter dans la forêt ou de tenter des pèlerinages en tongs vers la mer avant de manger tunisien dans la rue avec tes doigts et des sinophones sympas, tu te perds sur le rebord de la fenêtre, ou tu restes devant l'écran en écoutant de la soul parce que c'est la seule chose qui bouge par ici.
Ce moment-là, où tu es tiraillée entre la grosse fiesta (fini fini les règles, plus d'horaires, de micro chambre, de fer à lisser, d'odeur de dissolvant, blablabla : la liberté, youpi) ET la grosse déprime (qu'est-ce que je fais avec moi-même ? c'est atroce il fait trop chaud, où est ma guitare ?? si je mange pareil en restant allongée toute la journée au lieu de gambader dans les prés ça peut devenir fatal, ils sont où les gens ??? où est-ce que je les balance mes confettis ??) : ça serait cool que cette habituelle déprime estivale se termine vite.
Ohé, demain je quitte le sud (et accessoirement la civilisation un peu) pour aller cramer autrement qu'à la plage ou sur une falaise. Décidément, il y aura toujours trop de trucs à faire.
Etre une vraie fille 2.0 n'empêche pas le fait que tu déménages dans plus ou moins une semaine, avec tous les tracas logistiques que ça implique. En plus de l'invasion de fourmis que tu dois subir, le fait que tu as paumé la carte grise de la voiture que tu as plantée, que tu roules dans une C3 flower power, que tu as l'impression d'être en hibernation alors qu'on est quand même bientôt en juillet, et que ça veut aussi dire qu'il y a bientôt des entretiens pas du tout cruciaux pour la suite, tu relativises parce que cette période rassemble aussi des trucs vraiment vraiment chouettes comme entre autres
C'est un peu la période des bilans, mais aussi celle où tu flottes un peu - non pas que tu n'aies rien à faire, mais que tout (à part ce projet professionnel ou d'autres choses) paraît en standby : les résultats, la rentrée. C'est pourtant un peu à toi de prendre des décisions, pour trancher alors qu'on est encore sûrs de rien.



![La mer [en ce moment c'est juste ce qu'il me faudrait, au lieu de me liquéfier sur place au milieu de formalités administratives et autres réjouissances] La mer [en ce moment c'est juste ce qu'il me faudrait, au lieu de me liquéfier sur place au milieu de formalités administratives et autres réjouissances]](https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgQZRloQmIMi0Fm6MxUlsYkQLG6Q_I29vrTwnsbejf8QzRxTSe-jBz7oH0EfqpCVVVCRnoiolxjFhmsr0lUWc_hhcLWybU-onWu7RF4lfmJKchYkBEmEeY-yT94ijGuzoycFVvTmKAnllM/s640/plage.jpg)