Deux semaines par ici, l'accent ne m'a pas encore chopée pour l'instant (soupir de soulagement), mais j'ai trouvé un chez moi ! (YOUUUUUUHOUUUU puissance mille)
Sinon, j'ai également participé à l'ascension d'une montagne avec cailloux (never too much) et éventuellement agonisé pendant les trois quarts du temps, retrouvé la sensation du too much people too many names des endroits nouveaux, pas réussi à faire la grasse mat tellement mon organisme s'est habitué à ne plus dormir le matin, mais trouvé le moyen de m'endormir devant Tempête de boulettes géantes alors que ce film rassemble tout ce qu'on peut aimer (il pleut des hamburgers ? J'arriiiiive).
A une époque, on allait manger des nachos au Mama Stones (mais je vous avais déjà raconté mon amour inconditionnel pour cet endroit ici).
(Je devrais créer une catégorie nostalgie, non ?)
Les vacances sont finies, c'est tout. Allez quoi je reste dans le sud, je vais pouvoir me la jouer touriste toute l'année. (oui, un jour, je vous mettrai du vrai français, en attendant allez goûter des tripes de chèvre au barbeuc chez des locaux, ça déchire tout)
Rien de tel que de se retrouver sur une des mille îles de Croatie pour être d'attaque à la rentrée.
Je vous épargne donc toutes les photos de coucher de soleil instagrammés, mais je vais quand même vous narguer en parlant des paysages à couper le souffle, des mouettes escorteuses de ferry, des overdoses de figues, prunes ou raisin cueillis dans le jardin de la grand-mère d'Andro, des murs en pierre sèche, de l'eau si tant bleue et de la route dans la benne du camion version décapotable de chantier, des traductions croate/lithuanien/anglais et du bistro du village où tu peux te faire payer des verres et des pizzas par un sculpteur croate francophone.
Bog !
Allez, aujourd'hui on parle sérieux, on parle études.
L'après-Erasmus (oui, encore lui) est parsemé d'embûches administratives, tout aussi longues horribles que celle de l'avant, voire plus si tu passes en master.
Je m'explique.
Premio, tu galères à faire tes dossiers de candidature, parce que tu n'es pas en France ni chez toi, et que du coup, rassembler tous tes relevés de notes + photocopies blablabla, ou trouver des timbres français s'avère être un peu plus difficile (et beaucoup plus long) que d'habitude. Si tu décides de te la jouer 21ème siècle et envoyer ta candidature par courriel pour sauver la planète et ne pas payer 1500£ en photocopies/enveloppes/timbres, tu te risques à a. ne jamais savoir si ton dossier a été reçu ou pris en compte, b. angoisser à mort et te retrouver à faire une overdose de Tunnock's teacakes, c. mourir à petit feu devant ta boîte mail que tu vérifies toutes les cinq minutes au lieu d'aller à la plage et de photographier les hot dogs sur pattes.
Deuzio, de retour chez toi, tu restes dans le flou total concernant tes notes et ta prochaine année pendant environ longtemps. Moi ce que je te conseille, c'est de faire du forcing avec tous les moyens mis à ta disposition pour que les gars du bureau de l'UFR (de là-bas) te filent tes notes, même pas définitives, parce que sinon, ton prof référent (d'ici) part en vacances sans faire les équivalences, et ça veut dire que tu te retrouves fin août SANS AVOIR ENCORE VALIDÉ TON ANNÉE. Damn it.
Tercio, (entre temps tu as découvert pas hasard que tu étais pris dans un master -YOUHOUUUU !!!!!- où tu avais postulé par mail mais ils ne t'ont jamais renvoyé de mail, eux), comme tu changes d'académie à la rentrée, tu as le droit au truc super cool et pratique pour ton inscription à la fac, en plus du fait que tu dois attendre la validation de ton année hein (cf deuzio) : la demande de transfert. Une fiche bidon à remplir, faire signer et tamponner par ta fac d'origine, puis par ta fac d'accueil (...hé oh, Erasmus c'était l'année dernière, right ?). Bonus parce que tu le vaux bien, tu as deux semaines pour te dégoter un job et un appart, un camping ou un pont dans ta nouvelle ville, le tout à distance (de chez toi -ou mieux, de Croatie !)

















