Les espadrilles, acheter une baguette en rentrant, tout faire à pied, mes 3 balcons, le relief marseillais, la vue en sortant de la gare, avoir une machine à laver et un grille-pain.
Coasters, Henry hoovers, twin dogs, Campus Cinema on tuesday evenings, (Old Firehouse) pizzas and cheap burgers from Wetherspoon, the 24h Exeter Uni library and its dvd section.
Alors que les jours fériés s'enchaînent, Copenhague se met vraiment en mode summer et c'est plutôt agréable (enchaînade de barbecues, oui je veux bien).
Alors que j'entame mon troisième mois au Danemark dans un vrai chez moi (enfin, chez nous - vive la vraie coloc avec une vraie danoise), j'ai l'impression qu'il est de plus en plus difficile de garder le contact avec la vraie vie (à savoir, la France) par un biais virtuel (à savoir, les e-mails que tu dois écrire depuis trop longtemps, les skypes que tu n'arrives jamais à prévoir, etc). Prendre le temps de contrer la distance, ou un truc comme ça. C'est dur d'arriver à être loin et proche à la fois.
On me demande souvent si la nourriture française me manque.
En fait, si on veut vraiment être honnête, quand on est étudiant, qu'on soit à Marseille, à Copenhague ou dans une petite ville du Devon, on se nourrit à peu près de la même chose (à savoir essentiellement des pâtes et du riz).
Ce qui me manque, c'est plus l'habitude d'aller faire le marché et de me retrouver dans cette explosion de couleurs/odeurs/sons qui te fait réaliser que c'est cool, le sud.
A Copenhague, je retrouve ce grouillement dans le lifestyle danois ; où les parcs/rues/cimetières sont justes bondés dès qu'il fait beau. La culture barbecue.
En vrai il y a plus de gens que ça à Copenhague ; il y a de l'eau partout, certes, mais aussi des vélos, des nordiques, des sudistes, un beau mélange quoi.
Des fois j'ai du mal à réaliser que je suis à Copenhague, genre, vraiment.
J'ai mille choses à ne pas oublier, ces étonnements de quand tu découvres une autre culture, un différent lifestyle : les prises à interrupteur, les couronnes danoises (des pièces, avec un trou au milieu !), les toilettes et les bancs publics (Ah Marseille..), les douches italiennes/danoises, les fenêtres carrées et l'absence de volets, le rapport à l'intimité, au privé.
La vie unilatérale sur Dronning Louises Bro, le nombre impressionnant de vélos (et tout ce qui va avec, du bike shop à la rampe repose-pied au feu rouge !), le nombre impressionnant et la vélocité (haha) des joggeurs, les lacs, le wi-fi dans tous les transports publics, la coolitude du S-tøg.
Les produits laitiers à l'anglaise, le fromage à l'ananas et le salami, les supermarchés et les 7 Eleven, les klippecort, les bacs à vaisselle et la façon de faire la vaisselle sans la rincer, le nombre hallucinant de jeux pour enfants, la coolitude des jeux pour enfants, l'exotique de la langue, le sensation de ne capter aucun mot du bruit de fond, la frustration de ne pas pouvoir communiquer autant / aussi bien que tu le voudrais, et la façon dont l'anglais a sa juste place sans remplacer le danois (et comment tu batailles quand il n'y a pas d'images), le hug à la danoise et la Tuborg, le design, les kanelsnegle, les toppings sur les glaces, le coût de la vie, le soulagement de rencontrer des gens, le topissime des roadtrips, la mégacoolitude du hygge.



