Tout est nouveau, tout est différent ; c'est le moment de s'adapter à la vie au Danemark (les odeurs de hot dog quasiment partout et à toute heure, les pièces avec des trous dedans, le commuting en vélo et le freinage en rétropédalant, les lettres bønus et les prononciations impossibles, entre autres). Ça serait un mix élaboré entre de la culture très anglosaxonne, voire british ; et un truc très allemand, avec des graines, du bio, et de la charcuterie ; et ça donnerait un résultat très scandinave, voire ikeaesque, avec des hipsters en fixie ou des jeunes couples (hipsters aussi) en cargo bike (l'équivalent du monospace familial à trois roues). Choc culturel, voilà.
Il y aurait tellement de choses à écrire sur ces derniers temps, et en même temps c'est peut-être demander un effort trop poussé à mon cerveau qui a juste envie de partir en vacances.
J'ai officiellement eu mon dernier cours de M2 la semaine dernière, terminé cet atelier tellement chronophage.
Mais pas le temps pour le feu d'artifice.
C'est maintenant la période de revoyure des gens (petit flashback des dernières semaines d'Erasmus où tu tentes de caser, quelques semaines avant ton départ, tous les trucs de ta Erasmus to do list que tu n'as pas encore fait), entre le (trop long) moment où tu ne pouvais pas parce que tu bossais le nez dans le guidon, et le moment où tu ne pourras pas parce que tu seras à genre mille kilomètres d'ici.
Les dernières vacances de ma vie d'étudiante ont été plutôt bien remplies avec de chouettes retrouvailles, et entre autres le quadrillage à pattes de Marseille, des panisses et du paysage de dingue.
Dernière ligne droite avant une nouvelle aventure loin de ce petit sud quand même cool, limite un peu attachant.
C'est terrible de se dire que les vacances sont devenues le seul moment où je prend le temps de prendre -tout est une question de prise, en fait- des nouvelles des gens.
De prendre aussi le temps d'écrire ici, ailleurs, de penser, de gratter, de croquer, de (bien) manger, de respirer, de bouger (un peu), de me poser.
Ce qui entraîne forcément, à un mois du début d'une nouvelle aventure, comme on pourrait appeler ce truc (c'est plus beau que déménagement, qu'au revoir/adieu/farewell, que grand saut vers on ne sait quoi, que fin, que départ, etc, même si ça veut aussi dire tout ça), un peu de bilan comme on les aime (ouais, la suite est à ne pas lire sur fond de gratte indie-folk-déprimante).
C'est là que réapparait le fameux tiraillement entre coolitude extrême et immense trouille, entre bonjour et au revoir, entre le j'ai hâte et le déjà...
Je pense que je serai vraiment contente d'être en week-end dans cinq jours, et aussi d'avoir - presque - terminé cette année de ouf dans un mois et demie ; mais en même temps c'est se jeter dans le vide que d'en avoir fini avec la vie d'étudiante, en même temps on a pas tant eu l'occasion de réellement se connaître Marseille - ou le Sud du moins- et moi, et en même temps il me reste deux mètres carrés de papier à remplir asap surtout.






