Les dernières vacances de ma vie d'étudiante ont été plutôt bien remplies avec de chouettes retrouvailles, et entre autres le quadrillage à pattes de Marseille, des panisses et du paysage de dingue.
Dernière ligne droite avant une nouvelle aventure loin de ce petit sud quand même cool, limite un peu attachant.
C'est terrible de se dire que les vacances sont devenues le seul moment où je prend le temps de prendre -tout est une question de prise, en fait- des nouvelles des gens.
De prendre aussi le temps d'écrire ici, ailleurs, de penser, de gratter, de croquer, de (bien) manger, de respirer, de bouger (un peu), de me poser.
Ce qui entraîne forcément, à un mois du début d'une nouvelle aventure, comme on pourrait appeler ce truc (c'est plus beau que déménagement, qu'au revoir/adieu/farewell, que grand saut vers on ne sait quoi, que fin, que départ, etc, même si ça veut aussi dire tout ça), un peu de bilan comme on les aime (ouais, la suite est à ne pas lire sur fond de gratte indie-folk-déprimante).
C'est là que réapparait le fameux tiraillement entre coolitude extrême et immense trouille, entre bonjour et au revoir, entre le j'ai hâte et le déjà...
Je pense que je serai vraiment contente d'être en week-end dans cinq jours, et aussi d'avoir - presque - terminé cette année de ouf dans un mois et demie ; mais en même temps c'est se jeter dans le vide que d'en avoir fini avec la vie d'étudiante, en même temps on a pas tant eu l'occasion de réellement se connaître Marseille - ou le Sud du moins- et moi, et en même temps il me reste deux mètres carrés de papier à remplir asap surtout.
Bon, voilà, demain c'est la fin officielle du premier semestre, ce qui est plutôt vachement cool. C'est un peu le même sentiment qu'après avoir terminé onze kilomètres de trail dans les calanques bondées de retraités en vadrouille qui t'avaient un peu manquées (les calanques, pas les retraités), et où tu t'es pris juste du gros soleil et la wilderness en pleine face (du caillou, de la mer, des vagues, des falaises) : un peu d'adrénaline et beaucoup de transpi (pas très glam non) mais au final tu n'es pas peu fier.
Il va juste falloir tenir les deux mois restant, et se mettre au danois ?







