Malgré le fait que demain marque déjà la moitié des vacances, et que je n'aie pas beaucoup avancé sur la masse de travail (lentement mais sûrement tout de même, j'attaque ma to do list de vacances), j'aime bien cette période où tu peux encore te balader en short et jouer les touristes dans la ville où tu habites, faire des crêpes ou improviser un cake à la courgette dans une micro-cuisine bizarrement bondée, te lever tôt sans être pressée, prendre le temps de toutes ces choses cooles de la vie quoi.
Les cuisines de coloc, le genre de truc où tu passes une soirée à ranger les 10000 casseroles, assiettes et tout ce fatras et ces centimètres d'épaisseur de poussière accumulés par les colocataires successifs (en découvrant la planque où on avait mis tous les plats à four).
Le temps de se souvenir du rakija croate, des gens de Hong Kong, de Prague ou d'ailleurs qui font partie de ces belles rencontres que tu as pourtant perdues de vue / si tant peu de probabilité de refaire ou de tous les bouquins que tu aimerais lire.
C'est toujours un peu dur de dérouler sa prose, de taper sur le clavier ou de faire glisser la plume, mais pourtant c'est bien ce qu'il faut faire si je ne veux pas oublier comment je me suis retrouvée à faire du stop sans le sou ni téléphone de Prague à Mulhouse, pourquoi retrouver certains visages est toujours aussi cool et pourquoi certains te manquent, à quel point tu te rends métaphysiquement compte que ta dernière année d'études est un point tournant dans ta life avec tout l'entrain, la pression, le passionnant, le déjà nostalgique, l'incertitude, les certitudes, les galères, les projections, et tout le reste que ça implique, comme la vie sans voiture, les kebabs marseillais, les courses sous la pluie sans poncho Franklin ni parapluie chat, les moustiques dans ta chambre de 10000 mètres carrés, la grimpe avec une nouvelle appréhension inquiétante ou la coloc (la vraie ?) avec une urba, une roller-hockeyeuse et une journaliste, par exemple.









